Jardin Marin

La mer est un kaléidoscope magique. Foisonnante et surprenante, jamais immobile, toujours délicate et rare, elle est naturellement espiègle et maternelle. Son pouvoir décoratif est immense, sa sérénité communicative. C’est dans cet esprit, joueur et subtil, que Catherine Gran a créé une nouvelle collection de papiers peints pour Edmond Petit.

Avec Coquillages et crustacés, l’immensité de la mer a été conviée dans un écrin. Chaque coquillage, chaque perle est ici un bijou élégant, digne d’un capitonnage de parade. Les crabes, symboles d’immortalité (de par leurs mues successives), sont ici des voyageurs indolents, incarnant avec flegme et douceur la devise qui leur était associée à la Renaissance : Festina lente (hâte-toi lentement). Quelques escargots bien terrestres sont venus leur rendre visite.

Puis, avec Le jardin marin, ce sont des volutes d’algues qui envahissent les murs, conviant une étrange atmosphère d’apesanteur où flottent poissons et hippocampes, ces chevaux de Neptune. Les différentes mises en couleurs changent les profondeurs, structurent le vide, modifient les perspectives dans un jeu de lumière sans cesse renouvelé.

Ces deux papiers peints sont complétés par un panneau, Nautilus, où l’on fend un lit de nénuphars pour plonger résolument dans l’ivresse des profondeurs. Une bathysphère, clin d’œil à Jules Verne et à tous les explorateurs de l’imaginaire, est descendue flirter avec les méduses transparentes et les lucioles. Adieu, libellules et fleurs ! Une fois traversée la forêt des plantes aquatiques, place aux poissons luminescents et au bleu enivrant des abysses.